Sur le premier ponton...

  • : Arsène Bontemps, dandy transatlantique
  • Arsène Bontemps, dandy transatlantique
  • : Les désœuvrements d'Arsène Bontemps, écrivain avec le sou mais sans inspiration. Welcome aboard !

Déroulement du périple

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Escales et journées de mer

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Chapitres de l'histoire

Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 09:00

Résumé des sessions précédentes : Le soir-même de votre embarquement sur le Lamartine, le peintre officiel de la compagnie est retrouvé mort dans sa cabine. C'est une jeune femme qui a donné l'alerte, avant de disparaître aussitôt. L'analyse de la bouteille de whisky du défunt ayant révélé la présence d'un poison toxique, vous voilà sur la piste d'un meurtrier...ou d'une meurtrière ?

Vous avez décidé de vous rendre dans les bas fonds du navire pour y retrouver la mystérieuse demoiselle...



Vous êtes descendu par le grand escalier, tout droit jusqu'au pont F. Les colonnades ici sont plus minces, les cabines plus serrées, et l'odeur plus infecte. Un mélange de sueur et d'huile à moteur. On se presse dans tous les sens, on joue aux cartes à la bastonnade. On s'bécote et on s'étripaille dans les salons à cigarette. On écoute même de la musique, bricolée à la hâte dans des postes de radio aux circuits ouverts à tous les vents.

 

 

Sur votre passage, les moustaches s'agitent et les conversations s'arrêtent. Les regards sont lourds de sens. Votre canne n'a rien à faire dans les quartiers du bas peuple, et vos questions non plus. La jeune femme reste introuvable, et personne ne semble la connaître. A vrai dire, personne ne veut vous aider. Il faut bien dire qu'il y a plus de cinq cent passagers en troisième, et que ce ne sont pas les jolies blondes qui manquent. Vous obtenez néanmoins quelques réponses intéressantes, parmi lesquelles :


« Une blonde ? Y'a pas assez de putain en première, minable ? »


« Ecoute, p'tit. En toute amitié. Si tu décanilles pas de ma table, je te bouffe un rein. »


« Hmm...Allez, fais pas ta timide... Je trouve mignonne, moi, et j'ai cinquante francs qui me pèsent sur les hanches... »


«...»


Écœuré, vous êtes sur le point d'abandonner lorsque une voix fluette vous monte aux oreilles : « Une partie de baby m'sieur ?»

C'est un petit garçon qui vient de vous poser la question, avec de grandes mèches noires et un sourire plein de trous. « J'cherche un gusse pour me battre avec les deux, là. Y m'laissent pas jouer, et c'est pas chouette j'trouve. »


Baby foot

Le garçon vous demande de se joindre à lui pour "en mettre une bonne à ces deux couillons"


L'homme de droite vient d'envoyer une salve monumentale dans le but adverse. Il jure un coup avant de reporter son regard sur vous et d'esquisser un sourire mauvais :

« Tiens mais c'est la Noël ! Regarde-moi ça Arthy, le gentil brise-col que voilà !

— Si le monsieur veut jouer, répond son comparse, va falloir qu'il nous tienne la barre haute.

— Mais le monsieur va jouer, Arthy ! Il va le faire, et j'espère qu'il comprends où est son avantage ! » Le grand escogriffe ne prend pas la peine de préciser sa pensée, mais voilà qu'il prend un intérêt suspect à vous voir participer à ce match. Vous remarquez avec inquiétude une bosse au niveau de la poche intérieure de son veston, et cela ne vous semble pas être un simple portefeuille.

Le jeune garçon, lui, semble brûler d'en découdre, et vous jette un regard implorant. Son amitié pourrait vous être précieuse pour la suite de votre enquête.


Que faites-vous ?

1)
Vous savez comment gagner à coup sûr à ce genre de jeu : refuser de participer. Vous continuez votre chemin, et tant pis pour le gamin.


2) Quelque chose vous dit que ces deux butors sont mauvais perdants. Vous préférez vous en faire des amis que des ennemis, et décidez ainsi de jouer mais de perdre délibérement.

 

3) "Vae Victis" comme dit l'autre, et vous n'allez pas vous laisser marcher sur les pieds. Le diable est avec vous, et ces deux imbéciles vont regretter votre coup de poignet.


4) ...



Publié dans : Saison 1 - "Vers le large !" - Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
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