Sur le premier ponton...

  • : Arsène Bontemps, dandy transatlantique
  • Arsène Bontemps, dandy transatlantique
  • : Les désœuvrements d'Arsène Bontemps, écrivain avec le sou mais sans inspiration. Welcome aboard !

Déroulement du périple

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Escales et journées de mer

Mai 2012
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Chapitres de l'histoire

Bienvenue à bord !

    Vous voilà sur le départ ! Votre domestique agite un mouchoir blanc  sur le quai, et vous même essuyez une larme d'un revers de main. Les quatre cheminées du Lamartine crachent à plein poumons, et bientôt, le paquebot commence à s'éloigner du port. C'est ici que l'aventure commence !

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Vous l'avez compris : vous êtes sur un "blog dont VOUS êtes le héros". Vous incarnez Arsène Bontemps, dandy fortuné et écrivain malheureux. Votre ennui et votre désoeuvrement vous ont décidé à entamer ce voyage, dans l'espoir de parvenir enfin à écrire ce satané roman qui vous résiste depuis tant d'années. Hélas, vos désirs et vos choix vont très vite vous conduire au devant d'étranges dangers...

Pour mieux comprendre le
fonctionnement du blog, rendez-vous aux principes de navigation sur la droite ! ;)


Il n'y a d'homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, qui a changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie.
(Alphonse de Lamartine)
Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 13:16
(Puisqu'il y avait égalité dans le procédé, voici un mélange de vos désirs...)

    Vous vous dirigez vers le moqueur d'un pas ferme et décidé, et arrivé devant lui, vous fichez le pommeau de votre canne sous son menton, contre sa pomme d'adam.
« Monsieur. Je n’aime guère votre sourire, ni votre façon de souffler votre tabac partout comme cela. Expliquez-vous sur le champ, ou dès demain, c’est un duel sur le pont que je réclamerai ! »
     L’homme vous regarde d’un air effaré, et semble perdre plusieurs centimètres. Les lèvres tremblantes, il déglutit péniblement avant de vous répondre :
« Mais... sire ! Grgh. Mille excuses, vraiment.

— Ah ! Même les brutes savent s’excuser : cela ne suffit pas, coquin !

— Je suis navré monsieur, mais je...Gh. Je ne suis que le Chef Stewart de cet étage ! Visiblement…Sans vouloir vous vexer, vous n’êtes pas entré par la bonne coupée du bateau.

— Comment donc ? faites-vous, etonné, en retirant votre canne.

— Hé bien, vous êtes ici au point d’embarquement des troisième classe. Je puis néanmoins vous conduire à votre cabine si vous le souhaitez.
— Ah. Certes. Guidez-moi alors, mais gare si j'entends un mot de trop sortir de votre bouche ! » répondez-vous finalement, inexplicablement vexé.
    Digne jusqu’au bout, vous rajustez votre couvre-chef et emboîtez le pas du Stewart.


     En chemin, ils vous indique d’une voix encore enrouée où se trouve le salon, le restaurant, le bar, et tout les lieux essentiels du navire. Vous apprenez également que le repas des première classe et le discours du capitaine auront lieu à 19h30, et qu’il faut réserver votre place. Vous lui demandez s'il est bien nécessaire d'assister à ce genre de mascarade, car après tout vous êtes ici pour écrire, mais le regard du Stewart semble indiquer qu'il serait de fort mauvais ton de ne pas s'y rendre.
     Enfin, après plusieurs couloirs et deux escaliers, vous vous retrouvez face au numéro 14, sur le pont A.
« Vous êtes ici au milieu du navire. déclare le stewart. Je puis vous assurer que vous ne ressentirez ici pas la moindre vibration ! Le moteur est loin, et les cabines  de première classe sont les plus stables du navire. Un très bon choix.

— Merci mon brave, merci.

— Si vous avez besoin d’aide, une stewardess est là pour prendre soin de vous, au bout du couloir. La salle de sport, elle, est tout à côté, et le fumoir est…
— Merci ai-je dit. »
    
    Vous prenez ainsi congé de votre encombrant compagnon et introduisez votre clef dans la serrure. La porte s’ouvre sur un luxe insolent de couleurs et de boiseries. Il y a là un grand lit, un bureau en noyer, deux bons fauteuils et une petite table-bar, le tout dans un style louis XV qui vous fait applaudir les paupières. Vous ôtez votre chapeau et vos chaussures, et déposez votre mallette sur la commode prévue à ce effet.


                               L'ameublement de la cabine vous fait une forte impression.



     Vous remarquez sur le sol trois fortes malles, qu’un domestique a déposé là à votre attention. Vous les ouvrez chacune du bout de votre canne, révélant alors vos costumes et vos affaires de toilette. Déposant votre haut-de-forme sur le lit, vous rangez vous-même vos affaires en bon ordre dans la lourde armoire à trois portes près du hublot. Enfin, vous extrayez votre machine à écrire de sa housse protectrice, que vous déposez sur votre bureau. C’est alors que vous remarquez qu’une lettre y a été déposée à votre nom.


(Vous y trouvez également un vade-mecum de la compagnie, résumant tout ce qu’un passager doit savoir sur la vie à bord, et une liste de tous les clients inscrits en première classe.)

 

Le contenu de la lettre est éloquent :

 


Pour Monsieur A. Bontemps, cabine n°14 - Pont A

 

Cher monsieur,

 

J'ai l'honneur de vous demander de me rejoindre à ma table ce soir, pour le dîner de 19h30. Homme de lettre moi-même, il me tarde de faire la connaissance d'un écrivain et d'un homme d'une si illustre famille, qu'il me semble avoir estimée depuis toujours.


Je vous prie de croire en mes sentiments distingués.


Archibald Martin -- commandant du Lamartine.


C'est un grand honneur que vous fait le capitaine.


Il est 15h. Comment pensez-vous organiser le reste de votre après-midi ?

 

1) Repos, lecture et choix de garde robe pour ce soir. Enfin, dîner avec le capitaine, puis  flâneries sur la promenade, pour profiter du premier air marin.

 

2) Ni repos, ni dîner. Ce soir, vous écrivez, et il est nul homme qui pourra vous distraire de votre machine à écrire ! Vous vous contenterez d'une collation livrée par la stewardess.

3) Il y avait cette salle de sport, sur le chemin. L'occasion de réveiller des muscles avant de se présenter à la soirée ou à la machine à écrire.

4) ...



Publié dans : Saison 1 - "Vers le large !" - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 22:08
    Vous êtes resté un moment sur le pont supérieur du Lamartine  pour regarder le port s'éloigner. Vous êtes un peu triste, mais enfin, l'aventure ne se fait pas sans douleur. Perdu dans vos pensées, c'est soudainement que vous réalisez que les embruns matinaux sont encore un peu frais, et vous vous surprenez à frissonner. Décidant que les adieux nostalgiques ont passé leur tour, et qu'il est plutôt temps d'aller vous installer dans votre cabine, vous quittez le pont pour vous engouffrer à l'intérieur du paquebot par la première porte que vous trouvez.
    Vous débouchez sur un escalier plutôt luxueux reliant les quatre principaux étages du navire entre eux. Sur les côtés sont situés des cabines d'accueil, dans lesquelles des employés affairés dirigent les passagers vers leurs chambres respectives. Sur les murs sont placardés les plans généraux du Lamartine, qui n'a décidément rien d'une coquille de noix. Songeur, vous tirez de votre mallette en cuir passé vos papiers d'embarquement et la clé de votre cabine. Numéro 14, suite en première classe. Un regard circulaire vous indique que la populace qui se presse autour des guichets ne sont pas de ceux qui feront d'agréables compagnons de chambrée, et vous déplorez la triste politique de la compagnie transatlantique, qui laisse de tels rebus sociaux fréquenter les mêmes ponts du navire que vous. Vous apercevez néanmoins un homme élégant, porte-cigarette à la bouche, qui vous observe d'un air moqueur.

Que faites-vous ?


1) Vous vous rendez à un guichet pour demander où se trouve votre cabine, quitte à bousculer les gens dans la file d'attente pour faire valoir vos droits.

2) Vous décidez d'aller saluer le gentleman avec le porte cigarette, dans l'espoir d'y trouver un guide et un ami.

3) Vous montez les escaliers, seul. Les premières classes sont toujours en haut, et un Bontemps n'a jamais demandé son chemin à personne. Jamais.

4) ...


(Je reprécise les choses pour ce premier pas : le vote se fait dans les commentaires ; si les choix 1,2,3 ne vous conviennent pas, n'hésitez pas à proposer votre propre choix : le choix 4 donc !)
(En bleu : le choix réalisé par les votants. Si le vote a déjà été fait, vous pouvez tout de même intervenir dans la session suivante ;) )
Publié dans : Saison 1 - "Vers le large !" - Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Dimanche 6 décembre 2009 7 06 /12 /Déc /2009 15:24
Welcome aboard ! *balance une bouteille de champagne contre la coque*

J'annonce aujourd'hui l'inauguration exceptionelle de mon premier navire : le Lamartine ! Et quel navire ! 40 000 tonneaux, de quoi saouler toute l'allemagne !

Comme dit en introduction, et expliqué dans Fonctionnement du blog, vous voilà sur un blog dont vous êtes le héros,  c'est à dire que vous allez pouvoir agir directement sur le déroulement de l'histoire que je vais mettre en scène. Ben ouais, carrément. :p

Le but est de suivre les aventures d'Arsène Bontemps, dandy et écrivain raté, qui, comme tout  gentleman digne de ce nom, emploie sa vie à des préoccupations aussi oisives que futiles. Vous voilà donc, par un beau jour de juin,  embarqué sur le Lamartine, et vous comptez bien prendre le plus de bon temps possible. Après tout, même les plus vigoureux gentlemen subissent des revers.

Les détails de l'aventure sont résumés sur la droite dans les "Principes de Navigation". J'y remplirai au fur et à mesure les informations essentielles sur l'histoire, et j'y ferai également figurer le vocabulaire difficile : le marin est un poète, et le capitaine Haddock n'est pas là pour me contredire. Qui sait ce qu'est un maître-bau, un cabestan ou une uchronie ? N'hésitez donc pas à me faire part de vos problème de vocable : on a pas tous la chance d'être né avec une ancre à la place de la tête.

Les articles paraîtront au fur et à mesure de vos interventions ; je laisserai un délai entre chaque parution pour permettre à tout le monde de voter en temps et en heures. Il y aura sans doute des modifications d'organisation en fonction de vos remarques ; c'est un projet tout neuf que je lance là, et j'ai besoin de vous pour que l'aventure soit belle !

Sur ce, assez parlé, vous venez de quitter le port : il est l'heure de ranger les mouchoirs, et de regarder loin vers l'horizon ! Bon voyage !
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